Réseaux Alumni, réseaux sociaux, cours en ligne… : développement de l'empreinte numérique dans les établissements

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Compte rendu de la conférence sur l’empreinte numérique des établissements présentée le 25 mars 2016 aux RUE 2016

Aujourd’hui, environ ⅓ des personnes qui arrivent sur un site web le font en suivant un lien depuis les réseaux sociaux. Dorénavant, tous les établissements utilisent les réseaux sociaux et postent des contenus avec leur nom de compte. Pour Brigitte Perrucca, directrice de la communication du CNRS, il est primordial d’incarner ses comptes lorsqu’on fait appel aux réseaux sociaux : les personnes qui représentent chaque établissement (équipe enseignante, présidents, étudiants, anciens élèves…) doivent donner leur avis en leur nom, pour participer au rayonnement de leur formation. Les établissements doivent comprendre qu’il faut “faire confiance à l’intelligence collective” et mettre en avant les enseignants, étudiants, et autres ambassadeurs (ceux-ci ont des blogs, mettent en ligne régulièrement des contenus).

Établir une politique numérique durable

Les établissements doivent intégrer qu’il est aujourd’hui possible de mesurer l’efficacité d’une action de communication : on a désormais accès à des données lorsqu’on fait une campagne mail, alors qu’avant c’était plus aléatoire. Il est aussi possible de tester plusieurs versions d’une même campagne grâce aux outils disponibles (A/B testing…).

Il est nécessaire de mettre en place une politique numérique durable, et que celle-ci puisse s’inscrire dans le temps. Pour cela, il faut intégrer les réseaux sociaux en plus du site web, qui ne peut plus être le seul canal de diffusion de données (surtout en temps de crise).

Pour Karine BERTHELOT-GUIET, directrice du CELSA, cette politique numérique doit être appliquée à tous les niveaux de la chaîne, ce qui inclue donc même d’entreprendre des actions avant l’entrée dans les établissements par les étudiants. Ainsi, pour l’exemple du CELSA, “les étudiants se donnent volontiers des conseils sur la teneur des concours d’entrée […] et en discutent ensemble” sur les réseaux sociaux : un levier intéressant à considérer.

 

Rester attentif aux contenus

Les réseaux sociaux sont des outils performants dont l’efficacité est certaine. Cependant, ceux-ci peuvent également devenir “dangereux” : on voit de plus en plus d’étudiants qui twittent sur la qualité de leurs cours, qui critiquent leur établissement sur Facebook, etc. Si les réseaux incarnent alors un potentiel moyen d’alerte sur les dérives d’enseignants, d’étudiants ou de personnel; cela pose un très gros problème de vérification des sources.

Par conséquent, les établissements se doivent d’être toujours attentifs à ce qui est dit sur les réseaux sociaux : certaines personnes mal intentionnés vont par exemple dénoncer le délabrement d’un établissement alors que ce n’est pas le cas, ils vont critiquer un cours de niveau tout à fait satisfaisant… Pour Violaine APPEL (VP Communication de l’Université de Lorraine) : “sur l’empreinte numérique il y a un gros travail qui consiste à faire de la veille, à vérifier, et à répondre éventuellement sur d’autres types de supports”. Dès lors qu’un abus est constaté, il ne faut pas être dans une réactivité à chaud, mais prendre le temps de faire une réponse satisfaisante, sans utiliser forcément les même canaux.

Attention également pour les représentants d’Université : la parole publique est aujourd’hui plus que jamais susceptible d’être reprise. Elle doit donc être préparée, consciente et modérée : elle peut être un formidable levier de communication mais peut aussi avoir l’effet inverse si elle n’est pas maîtrisée.

Aider les universités à fédérer les Alumni autour des établissements

“L’un des problèmes en France par rapport aux Anglo-Saxons, c’est la capacité à agréger les Alumni autour des établissements.” Les Universités françaises ne sont pas toutes très avancées sur les réseaux Alumni. Elles sont en pleine transformation mais demeurent parfois en décalage par rapport aux autres écoles (commerce, ingénieurs…) qui misent sur le réseau d’anciens et le développent depuis plus longtemps. Elles ont donc un réel besoin d’accompagnement sur ce point.

Caroline Mailloux, attachée scientifique et Coopération Délégation générale du Québec à Paris, compare la situation de la France avec celle du Québec : “là-bas, les Universités ont à coeur de nourrir le réseau d’anciens diplômés. Par conséquent, les réseaux sociaux […] sont bien sûr utilisés, mais il y a surtout les vraies rencontres. C’est le fait de se rencontrer qui permet alors de poursuivre les échanges en ligne”, et les réseaux Alumni permettent cette rencontre.

Chez AlumnForce, nous partageons ce constat : il est crucial de réussir à fédérer vos diplômés sur le réseau officiel. Ceux-ci doivent se sentir en pleine confiance sur le réseau et pouvoir bénéficier d’un réel service de suivi qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs. Ils doivent pouvoir solliciter l’aide de leur établissement qui les accompagnera au long de leur carrière respective.

Une évolution du rôle du Community Manager dans les établissements

Dans les établissement, le Community Manager est appelé se transformer et devenir un “animateur de communauté digitale”, qui se doit d’avoir des notions d’analyses marketing pour remplir sa mission. Aujourd’hui on parle de communauté digitale : les étudiants participent à la communication de l’établissement, il est donc nécessaire de les former aux bonnes pratiques et à la charte de l’établissement pour harmoniser la campagne, et en faire vos meilleurs ambassadeurs de marque.

 

Written by:

Matthieu

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